Chez Barbe Noire

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 contes et legendes maritimes

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tornade
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MessageSujet: contes et legendes maritimes   Ven 3 Oct - 20:20

Chroniques Mystérieuses

Il n’y a pas que les châteaux d’Ecosse ou les vieilles demeures qui soient hantés. La mer et l’océan possèdent aussi leurs histoires de hantises : les vaisseaux fantômes.

Le plus célèbre reste le « Hollandais Volant ».

Il existe plusieurs légendes concernant l’origine de ce vaisseau fantôme.

Le Hollandais volant (en anglais, Flying Dutchman; et de vliegende Hollander en hollandais) est le personnage central d'une grande quantité de légendes maritimes.


Issu d'une rumeur qui circulait dans les Caraïbes aux premiers temps de la flibuste, il était supposé être le revenant d'un capitaine de fortune, qui, avec un équipage d'ectoplasmes à bord de son vaisseau fantôme, attaquait par traîtrise les navires sur toutes les mers du globe.
Grand pourvoyeur de frayeurs auprès de marins frustes et prompts à s'inquiéter dans des conditions difficiles d'existence, il a dominé la légende maritime pendant très longtemps.

L'énigme de la Marie-Céleste (ou Mary-Sellars) peut être rapprochée de cette légende pour son pouvoir d'effroi et la grande quantité d'interprétations possibles.


La plus connue est celle qui inspira Richard Wagner pour son opéra « Le Vaisseau Fantôme ». Au XVIIème siècle, au large du Cap de Bonne Espérance, le Capitaine Van der Decken subissait la plus forte tempête que sa carrière de marin n’ait jamais vue. Hurlant et injuriant Dieu car le bateau était sur le point de sombrer, il fut maudit à jamais ; condamné à errer sur les flots et dans les limbes, n’étant ni mort ni vivant. Il sera « délivré » par l’amour de sa femme qui acceptera de mourir pour sauver son âme.

La deuxième légende se situe vers 1650. A Amsterdam vivait Barent Fokke un capitaine réputée pour ses colères, son mauvais caractère et surtout pour son bateau, le plus rapide du pays, capable de rallier Batavia à Amsterdam en à peine trois mois. La rumeur voulait que Fokke ait passé un pacte avec le diable afin que son navire soit le plus rapide d’entre tous les bateaux. Un jour, il disparut corps et biens. La légende naissait : comme il était maudit, il était condamné à errer éternellement sur les océans.

Quelques soient les versions, les témoignages de marins ayant croisés le « Hollandais Volant » et ses voiles rouges, ont été enregistrés depuis le 17ème. En 1881, le futur roi d’Angleterre, George V, alors duc d’York, fut le témoin d’une bien étrange apparition au large des côtes australiennes. Alors qu’il prenait le frais sur le pont, il aperçut un halo rougeâtre dans la nuit noire et opaque. Un immense vaisseau apparut et passa devant le bateau, sans aucun bruit… Le lendemain, un des marins de quart cette nuit là, tombait d’un mât et se tuait. Quelques jours plus tard ce fut le tour de l’amiral qui commandait cette flotte. Certains pensèrent à une malédiction provenant du « Hollandais Volant ».

Le journal de bord de « La Bacchante » relate les faits :
« quatre heures du matin , un brick passa sur notre avant, à environ trois cents mètres, le cap vers nous. Une étrange lumière rouge éclairait le mât, le pont et les voiles. L'homme de bossoir le signala sur l'avant, ainsi que le lieutenant de quart. Un élève officier fut envoyé dans la vigie, Mais il ne vit cette fois aucune trace, aucune signe d'un navire réel. seize personnes ont été témoins de l'apparition. la nuit était claire et la mer calme. Le Tourmaline et le Cléopâtre qui naviguaient par tribord avant nous demandèrent par signaux si nous avions vu l'étrange lumière rouge ».

D’autres manifestation de ce vaisseau fantômes eurent lieu. En 1887 il fut aperçut par l’équipage de l’Orion, vaisseau américain naviguant vers la Chine. C’est d’une plage d’Afrique du Sud, en 1939, que des témoins verront un trois mats qui file toutes voiles dehors, alors qu’il n’y a pas de vent, et disparaît brusquement.

On le verra également en pleine mer en 1942.

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Ven 3 Oct - 21:00

«Jérôme »
« L’inconnu de Clare »


Le long de la partie ouest de la Nouvelle-Écosse entre Yarmouth et Digby, s’étend la côte des Français. Communément appelée « la plus longue rue principale du monde », la majorité de ses habitants sont des descendants des Acadiens exilés.

Si vous visitez la région aujourd’hui, sans doute qu’un des habitants de la côte vous demandera si vous connaissez l’histoire de l’inconnu nommé Jérôme.

Bien que ce mystérieux évènement soit survenu il y a plus d’un siècle, l’histoire s’est transmise d’une génération à l’autre et alimente encore les discussions de nos jours. En effet, on retrouve en Nouvelle-Écosse de nombreux mystères apportés par la mer. Toutefois, les faits démontrent que l’histoire de Jérôme est sans doute la plus étrange à être survenue dans cette province maritime.

L’histoire de Jérôme débute sur les rives de l’isthme de Digby, un bras de terre déchiqueté qui avance dans la baie de Fundy. Un jour, à l’été de 1854, un bateau à voile pas très haut et d’apparence étrangère est aperçu allant et venant dans la baie de Fundy. Un bateau de ce genre n’avait jamais été vu dans ces eaux auparavant.

On se lance immédiatement dans les conjectures. D’où vient ce bateau? Est-ce un navire de guerre ou peut-être un bateau de pirates? Et que vient-il faire ici?

Le matin suivant, le bateau a disparu, mais Martin Albright, un pêcheur affairé à ramasser du varech, fait une découverte qui donnera naissance à l’un des plus grands mystères de l’histoire de la Nouvelle-Écosse. Il aperçoit un jeune homme d’environ 19 ans étendu, inconscient, près de la limite des eaux. En s’approchant, il voit que les jambes du jeune homme ont été récemment amputées aux genoux! Il est vêtu du lin le plus fin, mais tous les boutons, écussons et autres moyens d’identification ont été enlevés. Une boîte de biscuits de marin et une carafe d’eau sont à sa portée.

Avec l’aide d’autres habitants, on transporte le jeune malheureux chez M. Albright, où il revient à lui.

Le jeune homme est entouré de gens qui attendent qu’il parle. Ils lui posent sans cesse des questions. Qui est-il et qui est responsable de son horrible mutilation? A-t-il été abandonné par ce mystérieux bateau? Mais malgré leur interrogation et leur insistance, le jeune refuse de parler, sauf pour prononcer un mot qui ressemble à « Jérôme ». C’est comme ça qu’il devient Jérôme. Rien d’autre. Au cours des nombreuses années qui suivent, il ne prononce que deux mots. À une occasion, lorsqu’on lui demande d’où il vient, il répond rapidement et peut-être sans réfléchir « Trieste ». À une autre occasion, sans doute pris par surprise, il prononce un seul mot au sujet de son bateau : « Colombo ».

Quelques années plus tard, Jérôme est transféré de l’isthme de Digby pour aller vivre avec les Acadiens de Meteghan, une petite ville située le long de la côte à 40 milles de là.

Jean-Nicolas, un Corse qui parle couramment plusieurs langues européennes, vit à Meteghan et accueille Jérôme chez lui. M. Nicolas tente désespérément de rompre le silence de Jérôme. Il est persuadé que Jérôme comprend le français ou l’italien, mais ce dernier refuse toujours de parler. Étant donné sa compréhension apparente de ces langues, son allure générale et ses manières qui témoignent d’une bonne éducation, les gens concluent qu’il est une personne hors du commun. En se basant sur son apparence étrangère, ils déduisent qu’il est français. Ou possiblement italien.

Jérôme est un homme extrêmement bien bâti. Il a de bonnes manières et réagit fortement à la belle musique. Il se conduit avec dignité et fait montre d’orgueil à diverses occasions. Lorsqu’on lui donne de l’argent en cadeau, il refuse et semble humilié. Toutefois, il accepte avec beaucoup de gratitude les bonbons, le tabac et les fruits qu’on lui offre.

Les manifestations banales du quotidien – chagrin, souffrance et joie – ne semblent pas l’atteindre. Il semble être emmuré dans son propre monde, où il subit peut-être une torture mentale encore plus grande, que de simples étrangers ne peuvent voir.

Aux yeux des sympathiques Acadiens, il devient une responsabilité spéciale, bénie de Dieu, qui leur est envoyée pour qu’ils l’aiment et en prennent soin. Il passe beaucoup de temps avec les enfants et semble entretenir avec eux une complicité qui fait pitié à voir.

Il se déplace plutôt bien sur ses moignons. Sa renommée se répand le long de la côte et il est bientôt connu comme « le mystérieux homme sans jambes ». Plusieurs viennent le voir pour tenter de découvrir son secret. Mais sans résultat. Il ne veut toujours pas parler.

Après avoir vécu 7 ans à Meteghan, on l’amène à Saint-Alphonse-de-Clare, un autre village français, 4 milles plus au sud. Là, il passe les 40 dernières années de sa vie avec Dédier Comeau et sa famille. Durant tout ce temps, le gouvernement provincial paie pour sa pension.

Les Comeau remarquent eux aussi des choses bizarres à propos de l’étranger. Une fois, Mme Comeau le voit assis dans l’herbe en train d’écrire sur une pierre. Il se dépêche d’effacer ce qu’il a écrit lorsqu’elle s’approche. En d’autres occasions, il réussit presque à ramper jusqu’à la mer.

Les gens du village le surveillent et commentent son comportement étrange. Sa façon de contempler la mer pendant de longs moments; son intense intérêt lors de l’arrivée de la poste par diligence.

Ses fréquentes crises de désespoir, comme s’il portait un fardeau trop lourd pour en parler à un autre être humain. Comment il devient furieux à la moindre provocation et comment il redevient docile aussi rapidement après. Comment le mot « pirate » le plonge dans une rage qui dure des jours, et son étrange ressentiment haineux lorsqu’il entend le cliquetis d’une chaîne.

Jérôme vit avec les Acadiens durant plus de quarante ans. Il est bien traité et au cours de cette période, son état de santé est excellent. Avec les années, de nombreuses théories sont émises à son sujet. Personne ne sait vraiment. On a supposé qu’il provenait d’une famille de nobles, qu’il était un officier haut gradé dans une cour européenne. Selon d’autres théories, il était pirate. Selon d’autres encore, il était en possession d’importants renseignements militaires. Son silence qui a persisté sur une période de plus de cinquante ans indique certainement qu’il gardait un important secret.

En 1908, lorsque sa vie tire à sa fin, il semble enfin prêt à briser son long silence. Mais il n’a pas parlé depuis trop longtemps. Ses cordes vocales n’arrivent pas à émettre des sons après ce silence de cinquante ans. Il ne peut pas parler. Et c’est ainsi qu’il meurt – dans le silence.

Il est enterré dans le cimetière catholique de Meteghan. C’est là qu’il repose aujourd’hui sous une pierre tombale sans inscription, son secret en sécurité, connu de Dieu seulement.

Aujourd’hui, à Meteghan, les descendants des Acadiens qui se sont gentiment occupé du pauvre homme se posent toujours des questions à son sujet. L’histoire de Jérôme est pratiquement devenue une légende sur la côte des Français.

Helireon Robicheau, 101 ans, se souvient bien de Jérôme. M. Robicheau, un gréeur à la retraite toujours alerte et actif, a sa propre théorie concernant le secret de l’étranger.

« Je crois qu’il s’agissait d’un pirate italien, dit-il. S’ils le gardaient enchaîné pour quelque raison que ce soit, les chaînes lui ont peut-être blessé les jambes. C’est pour ça qu’ils les lui ont coupées. Les médecins ont dit que l’amputation avait été bien faite, tout de même, pour l’époque. Je me rappelle comment il avait l’habitude de s’asseoir et de regarder la mer au coucher du soleil. Je crois qu’il avait peur qu’ils reviennent le chercher. »

M. Robicheau s’appuie sur sa canne et pointe en direction du vieux cimetière juste de l’autre côté de sa maison.

« C’est là qu’il est enterré, indique-t-il. Je savais où sa tombe était, avant, mais c’est tellement plus grand, à présent. »

M. Robicheau parle de la fois où deux femmes de Boston sont venues voir Jérôme.

« Elles ont dit qu’il était leur frère, se rappelle-t-il. Mais il ne voulait pas leur parler, alors elles sont reparties. Elles n’ont rien voulu nous dire à son sujet. Cette nuit-là, les gens chez qui il habitait l’ont entendu pleurer dans sa chambre. »

Dans une autre résidence de Meteghan, Mme Margaret Saulnier, âgée de 82 ans, une vraie jeunesse comparée à M. Robicheau, se souvient elle aussi de Jérôme. Mme Saulnier, une gentille dame francophone vêtue de noir, qui ne désire pas apparaître à la caméra, parle de Jérôme comme si tout cela s’était passé hier.

« C’est étrange que vous passiez aujourd’hui, s’étonne-t-elle, nous parlions justement de lui. Oui, je me souviens bien de lui. J’avais environ 12 ans et j’allais à l’école. Nous avions l’habitude de le taquiner beaucoup et d’essayer de le faire parler. Mais il n’a jamais rien dit. »

Une jeune femme francophone aux cheveux foncés et à l’air extrêmement intéressé est assise avec Mme Saulnier dans sa cuisine douillette et nous demande si on a découvert si Jérôme était de sang noble. La réponse négative entraîne des regards déçus. Ce qui est incroyable, c’est que ces jeunes personnes tentent toujours de résoudre le mystère de Jérôme.

On fait ensuite le court trajet de 4 milles jusqu’à Saint-Alphonse-de-Clare, là où se dresse toujours la maison où Jérôme a habité durant les quarante dernières années de sa vie. Il s’agit d’un beau bâtiment de deux étages situé sur une colline non loin de la mer. La famille de Louis Boudreau vit dans cette célèbre maison depuis dix ans.

Mme Boudreau, une sympathique dame aux cheveux foncés, semble enchantée d’y vivre.

« Oui, c’est ici que Jérôme a vécu, dit-elle jovialement. Nous l’avons fait rénover, bien sûr. Ma salle de bain est là où était sa chambre. C’était une petite chambre avec une fenêtre. Lorsque nous l’avons démolie, j’ai trouvé une bonne photo de lui. »

Alors que nous quittons Mme Boudreau, nos pensées sont plongées dans un passé lointain.

Et c’est ainsi que l’histoire de l’étranger continue de vivre en Nouvelle-Écosse. De nos jours, un tel secret aurait vite été découvert. Mais même maintenant – plus de 100 ans plus tard – il serait intéressant de savoir qui était réellement Jérôme, pour quelle raison il a été atrocement mutilé puis abandonné sur le rivage de l’isthme de Digby, où le vent souffle inlassablement.

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Ven 3 Oct - 21:38

D’après le Petit Robert (1990), le pirate constitue « une sorte d’aventurier qui courait les mers pour piller les navires de commerce », et à juste titre Charles Baudelaire (1821-1867) rajoute - dans « Edgard Poe et ses œuvres » de Jules Verne (1828-1905) - que « la Tête de mort est l’emblème bien connu des pirates ». Finalement, pirates, boucaniers et corsaires restent assimilés aujourd’hui à des voleurs, des bandits et des canailles ; même si l’on admet que l’organisation relevait épisodiquement d’une « pègre maritime ».





La mer des Caraïbes est le théâtre de nombreuses attaques dès le XVIe siècle (découverte et établissement des colons au Nouveau Monde). Les Antilles et les Caraïbes en général se situent inévitablement au centre d’une zone de commerce en pleine expansion : Anglais, Français, Hollandais, Espagnols et Portugais se partagent — par des traités ou des guerres — un vaste territoire. Néanmoins, les Monarchies européennes restent en proie à des luttes couteuses et incessantes. Pour les Espagnols, l’objectif est vital : assurer la sécurité des flottes chargées d’argent (des mines de Zaccatecas ou de Guanajuato) et d’or (du Potosi) vers Séville. Les Grandes Antilles sont à l’époque situées sur les routes maritimes qui relient l'Amérique à l'Espagne. Dans l'intention de se prémunir des raids pirates ou autres, les Espagnols organisent rapidement le système de convois (Carrera de Indias) protégé par les galions, ces navires de guerre armé de 60 à 70 canons. Les richesses des Amériques et la politique impériale apparaissent subséquemment au grand jour… Et avec eux, la crainte de Jolly Roger.

Corsaires, pirates, flibustiers et boucaniers, mais qui sont-ils ? Les pirates opèrent de façon indépendante sans aucune distinction de pavillon. Les corsaires (le plus souvent, de riches hommes d'affaires ou des nobles) attaquent exclusivement pour leurs comptes. Toutefois, ils doivent redistribuer une partie du butin au gouvernement qui leur délivre une lettre de marque (commission de guerre) ; sorte de piraterie légale. Entre récompense et trésor, une aubaine pour l’équipage ! Le flibustier (du Néerlandais vrijbuiters, « libre faiseur de butin ») désigne un pirate qui appartient à un groupe (hommes libres ou anciens esclaves) installé dans certaines zones des Caraïbes. Leurs cibles privilégiées : les galions espagnols. Quant aux boucaniers (souvent assimilés aux flibustiers) installés sur les îles d’Hispaniola ou de la Tortue, ils s’adonnent à de la contrebande de bovin, au nez et aux yeux des Espagnols. Leur patronyme découle du « boucan », ce barbecue utilisé par les Indiens anthropophages. Les pirates préfèrent parcourir les mers à bord d’embarcations légères, rapides et manœuvrables. L’équipage recruté est régulièrement constitué d’évadés ou de condamnés à mort. Leur combativité reste perpétuellement redoutée, tout comme les abordages imprévisibles et fulgurants à la lueur du pavillon noir.

Sans établir une litanie, le plus célèbre des pirates est incontestablement Edward Drummond (1680-1718), connu sous le nom de Barbe Noir. Son pavillon — petit diable blanc qui tient une lance et un sablier — apparait dans les Caraïbes au début du XVIIIe siècle. En 1717, Barbe Noir aborde la « Concorde » une frégate française de 300 tonnes armée de 40 canons et la rebaptise « Queen Anne's Revenge » ; sa plus belle prise. Toutefois, la tête du capitaine ornera le mât du navire anglais « Pearl » à la suite de la bataille de l’îlot d’Ocracoke (novembre 1718). Malgré de nombreuses recherches, à ce jour l’épave du « Revenge » n'a jamais été officiellement retrouvée… tout comme son trésor. L'île aux Forbans située au cœur de Sainte-Marie reste considérée comme un véritable repère ; de nombreux pirates y auraient séjourné. En conséquence, certains bateaux reposent actuellement au fond de la baie des Forbans. Des archéologues américains ont par exemple retrouvé, dans le lagon Sainte Marie, « l’Adventure Galley » ; le navire sabordé par le corsaire anglais William Kidd (1647-1701). La légende rejoint le roman de Louis Stevenson (1850-1894), car le trésor du Capitaine Kidd demeure introuvable.


De Facto, ces brigands des mers et leurs péripéties rentrent dans la légende en 1883 avec le célèbre ouvrage de Robert Louis Stevenson, « L'île au Trésor » (1883). Si l’histoire de la piraterie vous captive, nous vous conseillons la lecture de « Chasseur de trésor et autres Flibustiers » d’Olivier et Patrick Poivre d'Arvor ; « Histoire de la Piraterie » de Robert de la Croix ; « Guide des trésors archéologiques sous-marins des Petites Antilles » (d'après les archives anglaises, espagnoles et françaises du XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle) de Jean-Pierre Moreau et « Histoire générale des plus fameux pirates » de Daniel Defoe, tome 1 : Les chemins de la fortune et le tome 2 : Le Grand rêve flibustier

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Ven 3 Oct - 21:48


Kidd, William (Greenock, Écosse, 1645 - Londres, 1701)
William Kidd, ou Capitaine Kidd, est né en 1645 à Greenock (Écosse) et mort pendu le 23 mai 1701 à Londres (Angleterre).


Il émigre vers le Nouveau Monde et s'installe à New York. Il y épouse Sarah Bradley Cox Oort et a deux filles : Elizabeth et Sarah. Le mariage lui a apporté une propriété considérable et il sera un marchand respectable avant d'être un pirate.


Au cours d'un voyage commercial en Angleterre, on propose à Kidd un contrat de corsaire lui indiquant d'attaquer les pirates et les navires français. Quatre cinquièmes des coûts de l'opération sont couverts par des seigneurs, parmi les hommes les plus puissants du royaume : le Comte d'Orfold, le Baron de Romney, le Duc de Shrewsbury et Sir John Somers. Le reste des coûts est couvert par Kidd, qui devra vendre son navire l'Antigua, et un de ses proches : le Colonel Robert Livingston.


Le nouveau navire, l'Adventure Galley, est équipé de 36 canons et 70 hommes, ce qui est excellent pour une mission de ce type. Toutefois, Kidd rencontre beaucoup de difficultés et a du mal à couvrir les frais engendrés par la mission. Sous la pression de ses hommes, il commence à attaquer tout navire qui ne bat pas le pavillon anglais. Progressivement, le corsaire se transforme en pirate.


Le 30 octobre 1697, une querelle éclate entre Kidd et un certain William Moore. Dans la bagarre, Kidd frappe Moore avec un seau en fer et le tue. C'est à ce moment qu'il décide fermement d'entamer sa carrière de pirate.


Le 30 janvier 1698, il capture sans le savoir un navire anglais : le Quedah Merchant. Kidd s'approche du navire et hisse le pavillon français. En retour, le Quedah Merchant hisse également le pavillon français, espérant ainsi éviter la bataille, sans succès. C'est seulement en montant à bord que Kidd se rend compte de la supercherie. Il tente alors de convaincre son équipage de laisser repartir le Quedah Merchant, mais l'équipage refuse.


Le 1er avril 1698, Kidd atteint Madagascar. C'est là que, pour la première fois, Kidd rencontre un autre pirate, Robert Culliford, et son équipage naviguant à bord du Mocha Frigate. Kidd ordonne à ses hommes de capturer le Mocha Frigate. Ceux-ci se mutinent et rejoignent les hommes de Culliford. Seuls 13 hommes restent fidèles à Kidd.


Kidd décide alors de retourner vers sa patrie. Il brûle l’Adventure Galley et repart avec le Quedah Merchant alors rebaptisé l'Adventure Prize. Arrivé à New York, il est capturé et emprisonné à Stone Prison. Il est envoyé à Londres afin d'y être jugé pour ses actes de piraterie et le meurtre de William Moore. En attendant son procès, il est gardé emprisonné dans la tristement célèbre Newgate Prison. Il sera jugé coupable et pendu le 23 mai 1701. On place son corps dans une cage de fer pendue (cage de gibet) au dessus de la Tamise en guise d'avertissement pour les futurs pirates. Les soutiens politiques de Kidd furent bien embarrassés de ce jugement.


La légende de Kidd est d'autant plus importante que l'on raconte que son trésor est toujours caché quelque part.

Cette histoire a marqué la littérature sous les plumes d'Edgar Allan Poe dans Le Scarabée d'or et Robert Louis Stevenson dans L'Île au trésor. La légende continue également de motiver les chasseurs de trésors au Canada autour de Oak Island et Nova Scotia, ainsi qu'aux États-Unis dans le comté de Suffolk (Long Island), près de l'île de Gardiner.

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Sam 27 Déc - 21:18

La légende du trésor de Barbenoire

S'appuyant sur des rumeurs et des journaux de bord de marins, de nombreux chercheurs de trésor ont exploré les côtes où sévissait Barbe Noire. En 1996, une entreprise américaine spécialisée, découvre en Caroline du Nord à 8 mètres de fond, une ancre dépassant d'un monticule de sable, puis des boulets de canons et une cloche. L'épave du navire de Barbe Noire ? Seuls quatre naufrages ont eu lieu à cet endroit au XVIIIème siècle.

Les fouilles se poursuivent et tout porte à croire qu'il s'agit réellement de l'épave du Queen Anne's Revenge. Mais nulle trace du trésor... A ceux qui lui demandaient où il cachait son butin, Barbe Noire répondait "Seuls le diable et moi savons... Et le diable aura le tout !"

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Sam 27 Déc - 21:35

j'adore cette replique espere
je sens que je v faire un don en nature au diable moi aussi hmm

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Mar 30 Déc - 19:26

aprés le diable tu passeras me voir aussi
parti
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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   Dim 4 Jan - 14:17

si tu y tiens mon petit mousse
je viendrais
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carn carn carn

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MessageSujet: Re: contes et legendes maritimes   

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