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 A T-ON RETROUVE LA "SANTA MARIA" ?

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tornade
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MessageSujet: A T-ON RETROUVE LA "SANTA MARIA" ?   Mer 14 Mai - 13:13

A-t-on retrouvé l'épave d'un des navires qui a changé la face du monde ?

Une équipe d'explorateurs sous-marins affirme avoir localisé à proximité d'Haïti les restes de la Santa Maria, le légendaire vaisseau amiral de la toute première expédition de Christophe Colomb en 1492, celle qui aboutit à la découverte du Nouveau monde.
La fin d'un mystère vieux de 5 siècles et un trésor historique qui pourrait à terme bénéficier au tourisme de l'île.

Un naufrage au soir de Noël 1492

Rembobinons l'histoire avec un grand H d'un demi-millénaire pour prendre la mesure de cette trouvaille. Nous sommes le 25 décembre 1492 et cela fait désormais plus de deux mois et demi que Christophe Colomb a découvert, sans le savoir, l'Amérique. Parti en août de la même année d'Espagne avec une caraque, la Santa Maria, et deux caravelles aux noms tout aussi mythiques, la Nina et la Pinta, Colomb a en effet accosté avec ses 90 hommes à Guanahani, dans les Bahamas, le 12 octobre.

Cela fait donc plusieurs semaines qu'il explore la mer des Caraïbes quand, dans la nuit du réveillon de Noël, la Santa Maria, laissée aux mains d'un malheureux mousse, s'échoue sur un récif et coule au large de l'actuelle ville de Cap-Haitien. Avec l'aide des indigènes, Colomb parvient tout juste à sauver sa cargaison mais se voit contraint de laisser sur place 39 membres d'équipage. Non seulement ces malheureux n'auront pas la chance de participer au voyage retour mais ils seront massacrés par les indigènes avant que Colomb ne reviennent, lors de sa seconde expédition.

Sombre destin donc que celui de la Santa Maria, qui, si elle n'a pas connu le retour glorieux, a trouvé une manière plus anecdotique de rentrer dans l'histoire : lors du naufrage, les marins ont pu la désosser suffisamment pour ramener sur le rivage de quoi construire un petit fortin, baptisé la « Navidad », toute première « construction » européenne sur le Nouveau Monde. Et bien que rapidement incendié et jamais reconstruit, ce petit fort en bois jouera, cinq siècles plus tard, un rôle essentiel dans la future découverte de l'épave.




Une épave découverte il y a dix ans !

Avance rapide jusqu'en 2003 : une équipe d'archéologues pense avoir découvert de nouveaux indices sur l'emplacement de ce fameux fort, ce qui met la puce à l'oreille d'un certain Barry Clifford, chasseur d'épaves chevronné. Cet explorateur des temps modernes, dont nous avions déjà parlé sur notre site en septembre dernier lors de la découverte d'un immense trésor de pirates sur la côte est des Etats-Unis, lance une expédition la même année et son équipe tombe sur les restes d'une épave accrochés sur un récif à moins de 5 mètres sous la surface de l'eau. De nombreux objets, et notamment un canon, sont alors photographiés. Mais les expertises ne sont pas concluantes, poussant l'équipe à poursuivre ses recherches dans la zone.

En parallèle de ces recherches, Clifford se plonge dans les archives concernant Christophe Colomb, les types de bateaux et l'armement embarqué à l'époque. Une quasi décennie d'obsession jusqu'à la délivrance, il y a deux ans : Clifford découvre que le canon photographié est exactement le même que ceux qui avaient été embarqués à bord de la Santa Maria !

D'ultimes plongées concluantes

Ni une, ni deux, le chasseur d'épaves monte une nouvelle expédition, programmée pour le printemps 2014. Il y a quelques semaines donc, Clifford et son équipe replongent et mitraillent l'épave avec leurs appareils photos et prennent des mesures. Soucieux de ne rien toucher, les chercheurs font de plus face à une nouvelle difficulté : le fameux canon et plusieurs autres objets photographiés en 2003 ont depuis disparu, volés par des pilleurs. Il n'empêche, les éléments recueillis suffisent à Barry Clifford pour être certain de sa découverte.

En plus de la preuve quasiment formelle que constitue le fameux canon, l'endroit où repose l'épave correspond aux indications de Christophe Colomb dans son journal de bord. La description de la façon dont le bateau a dérivé il y a cinq siècles est compatible avec les courants marins à cet endroit et l' « empreinte » de l'épave correspond à la taille du navire.

«C'est l'Everest des épaves pour moi »

Un faisceau d'indices que l'explorateur a jugé suffisant pour annoncer sa découverte hier à plusieurs médias anglo-saxons. «C'est l'Everest des épaves pour moi », explique ainsi l'explorateur de 68 ans à la chaîne américaine CNN, très ému à l'idée d'avoir découvert les restes d'un vaisseau qui « a changé le cours de l'histoire ». The Independant cite également un autre membre de l'équipe, le professeur Charles Beeker, qui parle de « preuves très convaincantes », mais estime qu'une « excavation sera nécessaire afin de trouver plus de preuves ».

Une prochaine étape qui réjouit d'avance Barry Clifford : «Dans l'idéal, si les fouilles se déroulent bien et si l'état de conservation de tout le bois enterré le permet, il sera possible de sortir les restes du navire et de les exposer publiquement dans un musée en Haïti ».

LeParisien.fr

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